Le bilan au tiers de la saison

D. Clarke Evans/NBAE via Getty Images

Si nos calculs sont bons, 27 matchs représentent environ un tiers d’une exigeante saison régulière NBA. Une bonne occasion pour effectuer une première revue d’effectif, juste avant les fêtes de fin d’année. En sachant que la période passée est probablement la moins intéressante de la saison, en tout cas, celle que n’apprécie pas particulièrement Gregg Popovich. Les Spurs ont beaucoup voyagé, parfois inutilement (remember le fiasco de Mexico, dont le match n’a toujours pas été fixé d’ailleurs) et la fatigue a sans doute coûté quelques matchs (comme chaque année). Mais le bilan global est tout de même relativement bon. Passons donc au bilan plus détaillé.

Saison 2012-2013

Bilan (après 27 matchs) : 19 victoires et 8 défaites (8/2 à domicile ; 11/6 à l’extérieur ; 10/6 face à la conférence Ouest ; 9/2 face à la conférence Est)

Stats (82 matchs) : 103 points (48% aux tirs, 38% à 3pts et 79% aux lfs), 41,3 rebonds, 25,1 passes, 8,5 interceptions, 5,4 contres et 14,1 balles perdues

Saison 2013-2014

Bilan (après 27 matchs) : 21 victoires et 6 défaites (9/3 à domicile ; 12/3 à l’extérieur ; 12/5 face à la conférence Ouest ; 9/1 face à la conférence Est)

Stats (27 matchs) : 103 points (49% aux tirs, 40% à 3pts et 75% aux lfs), 42,4 rebonds, 24,9 passes, 8,1 interceptions, 4,2 contres et 14,7 balles perdues

Comme les résultats le confirment, les Spurs sont sur la même lancée que la saison dernière en assurant face aux équipes supposées plus faibles, tout en souffrant globalement face aux grosses équipes. Le bilan général est tout simplement meilleur car ils n’ont pas encore perdu le moindre match face à une équipe mal-classée, les 6 défaites de cette saison étant intervenue face à 5 des 6 meilleures équipes actuelles de la NBA (deux matchs contre Oklahoma City, aucun contre Miami) et surtout, l’équipe est préservée des gros pépins physiques pour l’instant (Kawhi Leonard et Manu Ginobili avaient manqué beaucoup de matchs en novembre/décembre 2012).

Au niveau chiffres, le parallèle est saisissant avec très peu d’évolution. On notera tout de même un ratio passes décisives/balles perdues en baisse qui confirme l’impression visuelle que le ballon circule de façon moins fluide que ces deux dernières années. En revanche, les statistiques défensives sont toutes en nette progression. Ainsi, les Spurs n’encaissent que 97,3 points pour 100 possessions cette année (99,2 l’an dernier), le pourcentage laissé à l’adversaire est inférieur, il tente moins de lancers-francs et perd plus de ballons. Seule petite ombre au tableau, les Spurs défendent moins bien la ligne à 3pts, où le pourcentage laissé à l’adversaire est supérieur (36,3% contre 35,3% l’an dernier). Un point que Gregg Popovich a souvent abordé et sur lequel nos Texans vont devoir progresser.

 

Tony Parker

Saison 2012-2013 : (66 matchs) : 20,3 points (52% aux tirs, 35% à 3pts et 85% aux lfs), 3,0 rebonds, 7,6 passes et 2,6 balles perdues en 32,9 minutes

Saison 2013-2014 (24 matchs) : 17,8 points (51% aux tirs, 41% à 3pts et 74% aux lfs), 2,5 rebonds, 6,1 passes et 2,3 balles perdues en 30,3 minutes

Meilleur match cette saison : 29pts à 13/24 et 6 passes contre Minnesota (13 décembre, 117-110)

Évidemment, le rendu statistique est moins clinquant que la saison dernière, la meilleure dans la fabuleuse carrière de Tony Parker. Comme on pouvait s’y attendre, son temps de jeu est en baisse, Gregg Popovich étant soucieux de préserver au maximum son meneur de jeu. On ne vous fera pas l’injure de vous rappeler les occupations de TP cet été, et il connait depuis quelques semaines un petit coup de moins bien assez logique, qui se traduit par quelques prestations en demi-teinte (moins de 17 points à 47% en décembre). Toutefois, ce tableau un peu mitigé est tout de même relevé par sa capacité à être un joueur décisif. Plusieurs fois cette saison (pêle-mêle : Phoenix, Golden State, Utah, Minnesota) il a passé la surmultipliée en quatrième quart-temps pour permettre à son équipe d’éviter une défaite fâcheuse. En conclusion, Tony Parker maintient un très bon niveau de jeu, tout en gardant à l’esprit que griller de l’énergie inutilement à cette époque de l’année serait une erreur. Ce qui ne devrait tout de même pas l’empêcher de glaner une nouvelle sélection pour le All-Star Game. Il reste le meilleur joueur d’une des meilleures équipes de la NBA et les coachs le tiennent en haute-estime désormais.

 

Tim Duncan

Saison 2012-2013 (69 matchs) : 17,8 points (50% aux tirs et 82% aux lfs), 9,9 rebonds, 2,7 passes, 2,7 contres et 2,1 balles perdues en 30,1 minutes

Saison 2013-2014 (24 matchs) : 14,1 points (46% aux tirs et 77% aux lfs), 9,1 rebonds, 3,0 passes, 1,8 contres et 2,0 balles perdues en 28,4 minutes

Meilleur match cette saison : 23 points à 10/15, 21 rebonds et 2 contres contre Atlanta (2 décembre, 102-100)

Des chiffres en baisse et une utilisation toujours parcimonieuse par Gregg Popovich, précautionneux de la santé de son Big Fundamental qui reste à 37 ans, un joueur hors-norme. Il a connu un début de saison difficile avec une maladresse étonnante, mais semble revenu dans ses standards depuis quelques jours (17 points et 12,2 rebonds en décembre, 6 double-doubles consécutifs). Malgré le temps qui passe, sa technique individuelle prime par rapport aux qualités athlétiques de ses jeunes opposants et il est une force défensive toujours un peu sous-estimée (45% de réussite laissé à l’adversaire quand il défend son cercle, 5ème en NBA avec au moins 7 tentatives par match, devant des joueurs comme Robin Lopez, Serge Ibaka, Dwight Howard ou Andre Drummond). Il va rentrer dans la période de la saison un peu difficile pour lui, l’objectif premier étant de bien se chauffer en mars/avril pour être fin prêt en playoffs.

 

Kawhi Leonard

Saison 2012-2013 (58 matchs) : 11,9 points (49% aux tirs, 37% à 3pts et 83% aux lfs), 6,0 rebonds, 1,6 passes, 1,7 interceptions et 1,1 balles perdues en 31,2 minutes

Saison 2013-2014 (26 matchs) : 12,3 points (51% aux tirs, 31% à 3pts et 74% aux lfs), 6,2 rebonds, 1,7 passes, 1,8 interceptions et 1,2 balles perdues en 28,6 minutes

Meilleur match cette saison : 19 points à 8/11, 6 rebonds, 5 rebonds et 2 interceptions contre Minnesota (13 décembre, 117-110)

Une impression générale un peu mitigée laissée par Kawhi Leonard sur cette première partie de saison. Il avait été tellement fort face à LeBron James en Finale NBA (19 points et 11,6 rebonds de moyenne lors des Games 5-6-7, rappelons-le !) qu’on l’attendait à un niveau supérieur. Gregg Popovich avait assuré qu’il serait plus responsabilisé en attaque et Leonard doit encore apprendre à mieux gérer l’utilisation de ces ballons. Plus créateur, mieux cherché au poste bas, Leonard affiche finalement des statistiques en hausse avec un temps de jeu inférieur par rapport à la saison dernière. Même si son explosion n’est pas celle qui avait été anticipée, sa progression suit son cours. Son absence lors du choc face à Oklahoma City samedi a rappelé toute son importance dans le système défensif. La défaite tend à prouver qu’il est peut-être plus indispensable que n’importe qui dans l’équipe (on exagère à peine). En panne d’adresse à 3pts pour l’instant, même si ses chiffres sont en hausse sur le mois de décembre.

 

Manu Ginobili

Saison 2012-2013 (60 matchs) : 11,8 points (43% aux tirs, 35% à 3pts et 80% aux lfs), 3,4 rebonds, 4,6 passes, 1,3 interceptions et 2,2 balles perdues en 23,2 minutes

Saison 2013-2014 (26 matchs) : 11,5 points (48% aux tirs, 37% à 3pts et 90% aux lfs), 3,6 rebonds, 4,7 passes, 1,0 interception et 2,0 balles perdues en 23,3 minutes

Meilleur match cette saison : 24 points à 9/17, 6 rebonds et 7 passes à Phoenix (18 décembre, 108-101)

La résurrection de Manu Ginobili ne saute pas instantanément aux yeux à la lecture de ses statistiques, tant ses chiffres semblent relativement équivalents à ceux de la saison dernière. Et pourtant son efficacité offensive est clairement à la hausse et son adresse s’est améliorée. Il est toujours le patron (et principal playmaker) de la 2nd unit et termine les matchs serrés au côté de Tony Parker dans le backcourt. Son été délesté de toutes considérations patriotiques, il a pu se concentrer sur une préparation physique intense qui le préserve pour l’instant de tout pépin  physique (on touche du bois et on croise les doigts en même temps, on n’est jamais trop prudent), à la manière de Tim Duncan. Peut-être plus que les autres, il sait qu’il a beaucoup à se faire pardonner et reste un des plus gros compétiteurs de toute la ligue. Always count on Manu.

 

Tiago Splitter

Saison 2012-2013 (81 matchs) : 10,3 points (56% aux tirs et 73% aux lfs), 6,4 rebonds, 1,6 passes et 1,2 balles perdues en 24,7 minutes

Saison 2013-2014 (23 matchs) : 7,8 points (55% aux tirs et 64% aux lfs), 6,4 rebonds, 1,1 passes et 1,2 balles perdues en 20,8 minutes

Meilleur match cette saison : 17 points à 7/10 et 7 rebonds à Memphis (22 novembre, 102-86)

Sans doute le Spur le plus énigmatique et donc le plus intéressant à analyser. Son temps de jeu est en baisse, son rendement aussi (sauf au rebond, domaine dans lequel il est en hausse) et pourtant, on affirme qu’il vaut bien les 36 millions de dollars sur quatre ans offert par les Spurs qui font de lui le joueur le mieux payé de l’effectif hors Parker et Duncan. Passons rapidement sur l’attaque, même si ses progrès dos au panier en un-contre-un sont flagrants (malgré quelques maladresses ces derniers jours) et qu’il reste un bon joueur de pick-and-roll (une des bases du jeu offensif des Spurs). Son apport défensif est inestimable pour les Spurs. Il est ainsi numéro 1 de toute la NBA avec 89,1 points laissés à l’adversaire sur 100 possessions quand il est sur le parquet (minimum de 20 minutes en moyenne et 15 matchs joués, il devance Roy Hibbert, candidat numéro 1 au DPOY cette saison). Un chiffre qui diminue encore lorsque Tim Duncan est sur le banc, propulsant Splitter comme base de la défense. Il n’autorise que 42,2% de réussite à son adversaire près du cercle soit mieux que des Anthony Davis ou Kevin Garnett (joueurs contestant plus ou moins le même nombre de tirs que le Brésilien sur un match). Il ne faut jamais oublier que les Spurs sont redevenus une puissance défensive qui compte en NBA depuis son insertion dans le cinq de départ l’an dernier (2ème cette saison encore, derrière les Pacers). Ces analyses vous semblent encore trop abstraites ? Souvenez-vous il y a quelques semaines, il fut le seul starter des Spurs à terminer avec un +/- positif face aux Pacers (+6) car il fut obligé de sortir prématurément à cause de son mollet. La suite ? David West, Luis Scola et Roy Hibbert domineront la raquette et la défense des Spurs prendra l’eau. CQFD. Tiago Splitter contre très peu et ne gagnera probablement jamais le titre de meilleur défenseur de l’année, mais il progresse encore dans un domaine où il a fait avancer toute son équipe. Son faible temps s’explique en partie par le problème au mollet qui l’a gêné pendant un temps et les tests de Gregg Popovich sur du small-ball. Il devrait grimper dans les prochaines semaines.

 

Boris Diaw

Saison 2012-2013 (75 matchs) : 5,8 points (54% aux tirs, 39% à 3pts et 72% aux lfs), 3,4 rebonds, 2,4 passes et 1,1 balles perdues en 22,8 minutes

Saison 2013-2014 (26 matchs) : 9,8 points (54% aux tirs, 26% à 3pts et 73% aux lfs), 3,3 rebonds, 2,2 passes et 1,4 balles perdues en 24,0 minutes

Meilleur match cette saison : 17 points à 6/9, 5 rebonds et 2 passes à Utah (15 novembre, 91-82)

L’une des très bonnes surprises de ce début de saison. Boris Diaw n’a jamais déçu à San Antonio. Parfaitement installé dans le collectif, il donnait ce qu’il avait à donner, sans toutefois forcer sa nature. Mais les derniers playoffs auront agi comme un révélateur pour le Capitaine de l’équipe de France, lui qui pensait ne pas avoir assez aider son équipe. Renforcé dans ses convictions par un championnat d’Europe où son équipe connut le succès notamment grâce à son agressivité, il décida de prendre plus de responsabilités en attaque tout en conservant une bonne efficacité. Ainsi, il tente sa chance trois fois de plus que la saison dernière en moyenne, faisant grimper sa moyenne de points à hauteur qu’il n’avait plus connu depuis l’année 2011 ! Toujours la première rotation à l’intérieur, son fighting spirit et son attitude sont toujours autant irréprochables. Boris ressemble à s’y méprendre à un facteur X très important pour les Spurs.

 

Danny Green

Saison 2012-2013 (80 matchs) : 10,5 points (45% aux tirs, 43% à 3pts et 85% aux lfs), 3,1 rebonds, 1,8 passes, 1,2 interceptions et 1,2 balles perdues en 27,5 minutes

Saison 2013-2014 (27 matchs) : 7,4 points (42% aux tirs, 40% à 3pts et 82% aux lfs), 3,0 rebonds, 1,3 passes, 1,1 interceptions et 1,1 balles perdues en 22,9 minutes

Meilleur match cette saison : 24 points à 8/11 dont 6/9 à 3pts et 10 rebonds à New York (10 novembre, 120-89)

La grosse déception de cette saison pour l’instant. Son jeu n’a pas évolué d’un iota et sa confiance est en berne, perdant son efficacité dans le tir à longue distance. Son dribble est toujours très en-dessous de la moyenne pour un joueurs de son poste et le limite fortement quand les défenses arrivent à fermer la ligne à 3pts. Il livre actuellement sa saison la moins aboutie depuis 2011 quand il squattait le banc et ne participait que lors du garbage time. Quelques bonnes prestations lui permettent de maintenir la tête hors de l’eau, mais il doit retrouver de bonnes sensations offensivement. Sa place dans le cinq est-elle en danger ? Sans doute que non. Manu Ginobili et Marco Belinelli restent plus efficaces en sortie de banc pour driver la 2nd unit et Green garde un avantage intéressant : la défense. Quand il est sur le terrain, les Spurs n’encaissent que 92,8 points par possession, seul Roy Hibbert fait mieux en NBA (minimum de 22 minutes de jeu par match). Son envergure lui permet de couvrir plusieurs postes même s’il est en déficit physique sur les postes 3. Il suffit parfois de quelques tirs réussis pour relancer la confiance d’un shooteur et on ne peut pas croire que le détenteur de tirs à 3pts réussis sur une série finale (27 sur 49) ait perdu la main en un été.

 

Marco Belinelli

Saison 2012-2013 (73 matchs à Chicago) : 9,6 points (40% aux tirs, 36% à 3pts et 84% aux lfs), 1,9 rebonds, 2,0 passes et 1,1 balles perdues en 25,8 minutes

Saison 2013-2014 (27 matchs) : 10,5 points (51% aux tirs, 554% à 3pts et 82% aux lfs), 2,8 rebonds, 1,9 passes et 1,1 balles perdues en 22,9 minutes

Meilleur match cette saison : 28 points à 10/16 et 2 rebonds à Golden State (19 décembre, 104-102)

La vraie satisfaction des Spurs. Gregg Popovich n’avait jamais vu une recrue s’adapter aussi rapidement à son équipe et son système. Malin et opportuniste, l’Italien connait ses forces et ses limites et en tire le maximum. Il réussit tout simplement la meilleure saison de sa carrière NBA, mais le plus remarquable est qu’il évolue dans la stratosphère au niveau de l’adresse. Il n’a jamais dépassé les 44% de réussite en NBA, alors quil shoote à 51% cette saison. Plus révélateur encore ? Il est le meilleur shooteur à 3pts de la NBA (54%) lui qui n’avait jamais fait mieux que 41% avec New Orleans en 2011 ! La confiance, la circulation de balle des Spurs qui lui offrent des tirs ouverts, nul ne connait vraiment les raisons de cette explosion offensive. Mais ce qui est certain, c’est que plus personne ne regrette Gary Neal. Défensivement, il confirme que son année avec Tom Thibodeau à Chicago lui a fait le plus grand bien. Il ne sera jamais un stoppeur de première catégorie, mais tient ses duels. On ne lui en demande pas plus.

 

Patty Mills

Saison 2012-2013 (58 matchs) : 5,1 points (47% aux tirs, 40% à 3pts et 84% aux lfs), 1,1 passes et 0,7 balle perdue en 11,3 minutes

Saison 2013-2014 (27 matchs) : 8,1 points (46% aux tirs, 42% à 3pts et 80% aux lfs), 1,5 passes et 0,7 balle perdue en 17,0 minutes

Meilleur match cette saison : 20 points à 8/17, 5 rebonds et 3 interceptions à Golden State (19 décembre, 104-102)

Le combat pour les minutes derrière Tony Parker aura tourné court. Dès le premier match contre Memphis, Patty Mills a annoncé la couleur. Cette place est à lui et il ne laissera que des miettes à Nando De Colo et Cory Joseph. On savait que l’Australien avait du talent plein les mains. On ne devient pas meilleur scoreur d’une Olympiade (21.2pts, devant Kevin Durant et Manu Ginobili) en claquant des doigts. Mais son physique l’empêchait encore de l’exprimer au plus haut-niveau, dans une ligue où des Russell Westbrook ou Derrick Rose évoluent au poste de meneur de jeu. Alors il a travaillé pour se renforcer et joue maintenant de son meilleur atout en défense : sa vitesse d’exécution. Très peu de joueurs vont aussi vite que lui et il se dépense sans compter, la plupart du temps en pressing tout-terrain. Roi de l’interception en sournois après remise en jeu, il fournit de très bonnes minutes au relais de Parker. En progrès également à la distribution, même si son rôle reste celui d’étincelle offensive, Ginobili endossant le costume du playmaker quand ils partagent le terrain. Il est capable de toutes les folies, comme refuser une contre-attaque pour se stopper net à 3pts, mais Popovich accepte désormais ce genre d’excentricités chez ses arrières (merci Manu Ginobili).

 

Jeff Ayres

Saison 2012-2013 (37 matchs à Indiana) : 3,9 points (48% aux tirs et 91% aux lfs) et 2,8 rebonds en 10,0 minutes

Saison 2013-2014 (25 matchs) : 2,3 points (46% aux tirs et 55% aux lfs) et 3,2 rebonds en 12,5 minutes

Meilleur match cette saison : 4 points et 6 rebonds à Orlando (29 novembre, 109-91)

On n’attendait pas grand-chose de Jeff Ayres avant le début de saison, donc il n’est pas vraiment décevant. Mais son profil de faux numéro 5 n’apporte pas vraiment de valeur ajoutée à l’effectif. Extrêmement limité offensivement où son rayon d’action se limite à claquer quelques dunks, il apporte une certaine énergie défensive et prend quelques rebonds, mais souffre face aux grands gabarits. Un role-player honnête donc, qui permet à Tim Duncan de souffler un peu plus, de temps à un autre.

 

Matt Bonner

Saison 2012-2013 (68 matchs) : 4,2 points (49% aux tirs, 44% à 3pts et 73% aux lfs) et 1,9 rebonds en 13,4 minutes

Saison 2013-2014 (20 matchs) : 3,4 points (48% aux tirs, 46% à 3pts) et 1,3 rebonds en 11,7 minutes

Meilleur match cette saison : 8 points à 3/4 et 2 rebonds contre Memphis (30 octobre, 101-94)

Le règne du Red Mamba semble peu à peu toucher à sa fin du côté de San Antonio. Celui qui est le 4ème survivant du titre de 2007 voit son temps de jeu baisser un peu plus chaque année et les perspectives semblent bouchées pour lui, sauf blessure dans la raquette. Son bras est toujours là et il peut débloquer quelques situations à distance, mais il restera toujours ce joueur très limité physiquement et donc défensivement. Un parfait coéquipier.

 

Aron Baynes

Saison 2012-2013 (16 matchs) : 2,7 points (50% aux tirs et 58% aux lfs) et 2,0 rebonds en 8,8 minutes

Saison 2013-2014 (15 matchs) : 2,8 points (39% aux tirs et 80% aux lfs) et 2,8 rebonds en 9,0 minutes

Meilleur match cette saison : 14 points à 7/9 et 6 rebonds à Toronto (10 décembre, 116-103)

Toujours peu utilisé par Pop malgré quelques sorties intéressantes, Baynes souffre encore au niveau de sa lecture de jeu. Arrivé en milieu de saison l’an dernier, il ne semble pas encore avoir assimilé toutes les formes de jeu et semble parfois perdu sur le terrain. Tout de même utilisé quand son physique peut être utile, il mériterait à notre avis de voir un peu plus le terrain quand les Spurs se font bouger physiquement. Le Big Banger ne fait pas toujours les choses dans le bon ordre, mais il peut faire régner sa loi dans une raquette comme personne à San Antonio.

 

Cory Joseph

Saison 2012-2013 (28 matchs) : 4,5 points (46% aux tirs, 29% à 3pts et 86% aux lfs), 1,9 rebonds et 1,9 passes en 13,9 minutes

Saison 2013-2014 (20 matchs) : 3,7 points (47% aux tirs, 50% à 3pts et 75% aux lfs), 1,0 rebond et 1,0 passe en 8,2 minutes

Meilleur match cette saison : 13 points à 3/6, 2 rebonds et 4 passes à Orlando (29 novembre, 109-91)

Une petite déception, tant Patty Mills l’a mangé tout cru dans la bataille pour le poste de back-up de Tony Parker. Majoritairement un temps de jeu de garbage time, donc peu significatif, mais le joueur culotté aperçu l’an dernier semble avoir disparu. Peu résistant à la pression défensive adverse, il ne parvient définitivement pas à mettre en place le collectif offensif. Et sa défense n’est plus aussi impressionnante que la saison dernière. En progression constante depuis plusieurs mois, il semble stagner à l’heure actuelle. Ses limites physiques lui font du tort.

 

Nando De Colo

Saison 2012-2013 (72 matchs) : 3,8 points (44% aux tirs, 38% à 3pts et 80% aux lfs), 1,9 rebonds, 1,9 passes et 1,1 balles perdues en 12,8 minutes

Saison 2013-2014 (10 matchs) : 2,0 points (40% aux tirs et 36% à 3pts), 1,5 rebonds, 1,3 passes et 1,0 balle perdue en 7,9 minutes

Meilleur match cette saison : 8 points à 3/4 et 4 passes contre Cleveland (23 novembre, 126-96)

Ses chiffres n’ont quasiment aucune importance. Sur les 79 minutes de jeu auxquelles il a eu droit, seulement 6 ont été de « vraies » minutes, alors que le match n’était pas déjà joué depuis longtemps. Nando est le 14ème homme du groupe, et on ne voit pas comment sa situation pourrait évoluer tant les minutes sont chères sur les postes 1 et 2, où la rotation est une des meilleures de toute la NBA. Sauf blessure, il n’aura droit qu’à des miettes jusqu’à la fin de la saison. Alors il peut toujours dominer de la tête et des épaules en D-League (27 points à 54% aux tirs, 8,3 rebonds, 6,3 passes et 3,3 interceptions en trois matchs) et cela représente une vraie bouffée d’oxygène pour lui à n’en pas douter, mais un échange serait sans doute la meilleure des options d’un strict point de vue individuel.

 

Malcolm Thomas

Le cas particulier de l’équipe. 15ème homme dont le pourquoi du recrutement reste encore très flou à l’heure actuelle, Thomas n’a pas joué la moindre minute depuis son arrivée chez les Spurs tout en alignant les bonnes performances en D-League (25,6 points à 63% dont 59% à 3pts, 12,4 rebonds et 3 passes). On attend évidemment de le voir en situation NBA avant d’émettre un quelconque jugement.

 

Photo : D. Clarke Evans/NBAE via Getty Images