Le bilan aux deux tiers de la saison

Joe Murphy/NBAE via Getty Images

Quelle meilleure occasion que le All-Star Break pour effectuer un deuxième bilan après environ deux tiers des matchs de cette saison régulière joués ? Une deuxième partie de saison qui fut particulièrement éprouvante pour les Spurs, désormais en retard sur leurs standards de la saison régulière et probablement en retard sur le plan de route imaginé par Gregg Popovich. De multiples blessures ont touché de plein fouet la belle mécanique, obligeant bien souvent le staff à faire preuve d’ingéniosité pour aligner une équipe compétitive, sans pour autant puiser dans les réserves de certains joueurs. Un habile équilibre qui n’a pas toujours été fructueux mais qui permet aux Spurs de se maintenir à la 2nde place de la conférence Ouest au moment de débuter la dernière ligne droite, et c’est bien là l’essentiel.

Saison 2012-2013

Bilan (après 27 matchs) : 19 victoires et 8 défaites (8/2 à domicile ; 11/6 à l’extérieur ; 10/6 face à la conférence Ouest ; 9/2 face à la conférence Est)

Bilan (après 53 matchs) : 41 victoires et 12 défaites (22/2 à domicile ; 19/10 à l’extérieur ; 22/8 face à la conférence Ouest ; 19/4 face à la conférence Est)

Stats (82 matchs) : 103 points (48% aux tirs, 38% à 3pts et 79% aux lfs), 41,3 rebonds, 25,1 passes, 8,5 interceptions, 5,4 contres et 14,1 balles perdues

Saison 2013-2014

Bilan (après 27 matchs) : 21 victoires et 6 défaites (9/3 à domicile ; 12/3 à l’extérieur ; 12/5 face à la conférence Ouest ; 9/1 face à la conférence Est)

Bilan (après 53 matchs) : 38 victoires et 15 défaites (18/8 à domicile ; 20/7 à l’extérieur ; 22/9 face à la conférence Ouest ; 16/6 face à la conférence Est)

Stats (53 matchs) : 103,8 points (49% aux tirs, 39% à 3pts et 78% aux lfs), 42,3 rebonds, 24,7 passes, 7,4 interceptions, 5,0 contres et 14,7 balles perdues

Comme nous le disions en préambule, les Spurs ont clairement pris du retard par rapport aux résultats de la saison dernière et la raison en est très simple : les blessures. Trop souvent handicapés depuis le début du mois de janvier, ils ont parfois été contraints d’évoluer sans la plupart de leurs ailiers, joueurs les plus touchés et surtout sans les meilleurs défenseurs du groupe. Les absences conjuguées de Danny Green, Tiago Splitter et Kawhi Leonard ont ouvert des brèches impossibles à colmater. L’augmentation des chiffres offensifs n’a pas suffi et les Spurs ont enregistré leur première série de trois défaites consécutives depuis le mois de mars 2011. C’était quelques semaines avant l’élimination au premier tour des playoffs par Memphis et cela avait également été du à quelques pépins (notamment sur Tim Duncan).

Il n’est toutefois pas nécessaire de sombrer dans la psychose pour autant. Les Spurs ont parfaitement les moyens de se reprendre dans les semaines à venir avec le retour espéré des joueurs encore à l’infirmerie (seul Kawhi Leonard semble poser encore problème, même s’il a été autorisé à reprendre l’entraînement). La saison dernière, on avait observé un gros ralentissement des performances lors de la 3ème partie de saison avec les blessures de Manu Ginobili (déjà) et surtout Tony Parker. Espérons simplement que l’appel aura été un peu devancé cette année et que la partie à venir sera plus réjouissante. Après tout, malgré les turbulences, les Spurs sont solidement accrochés à la 2nde place de la conférence Ouest.

 

Tony Parker

Saison 2012-2013 : (66 matchs) : 20,3 points (52% aux tirs, 35% à 3pts et 85% aux lfs), 3,0 rebonds, 7,6 passes et 2,6 balles perdues en 32,9 minutes

Saison 2013-2014 (après 24 matchs) : 17,8 points (51% aux tirs, 41% à 3pts et 74% aux lfs), 2,5 rebonds, 6,1 passes et 2,3 balles perdues en 30,3 minutes

Saison 2013-2014 (après 47 matchs) : 17,7 points (50% aux tirs, 38% à 3pts et 80% aux lfs), 2,3 rebonds, 6,2 passes et 2,4 balles perdues en 30,9 minutes

On la redoutait, elle est arrivée : la période difficile sur le plan physique pour TP a fait quelques dégâts sur les derniers matchs. Aucune blessure sérieuse à déplorer, mais plusieurs pépins amplifiés par un état de fatigue générale difficilement surmontable. Gregg Popovich a jonglé avec les minutes de sa superstar pour éviter de trop l’exposer et malgré quelques éclairs de génie ici et là, on n’a que très peu vu le vrai Tony Parker ces dernières semaines. Un mal pour un bien sans doute, tant le meneur de l’équipe de France avait besoin de souffler. Mais cela n’aide pas la cause actuelle des Spurs. Nul doute que le All-Star Break lui aura permis de recharger les batteries afin d’attaquer la dernière ligne droite en pleine possession de ses moyens. Une des conditions requises pour que les Spurs jouent un rôle dans la course au titre.

 

Tim Duncan

Saison 2012-2013 (69 matchs) : 17,8 points (50% aux tirs et 82% aux lfs), 9,9 rebonds, 2,7 passes, 2,7 contres et 2,1 balles perdues en 30,1 minutes

Saison 2013-2014 (24 matchs) : 14,1 points (46% aux tirs et 77% aux lfs), 9,1 rebonds, 3,0 passes, 1,8 contres et 2,0 balles perdues en 28,4 minutes

Saison 2013-2014 (49 matchs) : 15,6 points (50% aux tirs et 71% aux lfs), 10,0 rebonds, 2,9 passes, 2,1 contres et 2,2 balles perdues en 29,6 minutes

Après un début de saison hésitant, Tim Duncan est redevenu le Tim Duncan de la saison dernière, défiant les lois du temps et dominant inlassablement ses opposants directs quand il se sent bien physiquement. Un monstre de longévité dont les chiffres sur les derniers mois se rapprochent de ceux qui lui ont permis d’être All-Star et élu dans la All-NBA First Team en 2013. On ne s’inquiéterait absolument pas pour lui si cette hausse de son niveau de jeu n’intervenait pas si tôt dans la saison. Duncan a été obligé d’en faire plus que prévu sur ce mois de février, la faute encore à ces blessures et notamment celles qui ont touché Tiago Splitter. En aura-t-il encore sous le pied au moment de l’emballage final ? On fait confiance à Gregg Popovich pour le ménager et nul doute que son mois de mars et d’avril seront moins impressionnants statistiquement si la machine tourne de nouveau à plein régime. On ne lui en tiendra pas rigueur, on attend simplement qu’il soit prêt et en bonne santé pour les playoffs.

 

Kawhi Leonard

Saison 2012-2013 (58 matchs) : 11,9 points (49% aux tirs, 37% à 3pts et 83% aux lfs), 6,0 rebonds, 1,6 passes, 1,7 interceptions et 1,1 balles perdues en 31,2 minutes

Saison 2013-2014 (26 matchs) : 12,3 points (51% aux tirs, 31% à 3pts et 74% aux lfs), 6,2 rebonds, 1,7 passes, 1,8 interceptions et 1,2 balles perdues en 28,6 minutes

Saison 2013-2014 (41 matchs) : 11,6 points (52% aux tirs, 33% à 3pts et 74% aux lfs), 6,1 rebonds, 1,8 passes, 1,7 interceptions et 1,2 balles perdues en 28,6 minutes

Une des victimes de l’épidémie de blessures. Avant cela, Kawhi était dans la norme de ce qu’il produisait depuis le début de saison. On en a pris notre parti, il n’est pas encore prêt (et les Spurs n’en ont de toutes façons pas besoin) à endosser le costume d’un patron et ce sera le cas tant que le Big Three sera en place. On espère que sa blessure ne sera pas suivie de conséquences néfastes puisqu’elle touche sa main de tir, mais au-delà de ça, on ne se fait pas de soucis pour la perte de rythme vu son jeune âge.

 

Manu Ginobili

Saison 2012-2013 (60 matchs) : 11,8 points (43% aux tirs, 35% à 3pts et 80% aux lfs), 3,4 rebonds, 4,6 passes, 1,3 interceptions et 2,2 balles perdues en 23,2 minutes

Saison 2013-2014 (26 matchs) : 11,5 points (48% aux tirs, 37% à 3pts et 90% aux lfs), 3,6 rebonds, 4,7 passes, 1,0 interception et 2,0 balles perdues en 23,3 minutes

Saison 2013-2014 (42 matchs) : 12,1 points (45% aux tirs, 35% à 3pts et 86% aux lfs), 3,3 rebonds, 4,5 passes, 1,0 interception et 2,0 balles perdues en 23,7 minutes

Une blessure qui n’aurait jamais du se produire pourrait bien être le coup fatal porté à sa magnifique saison. Un petit flash-back s’impose. Au début du mois de janvier, les Spurs mènent de 12 points à quelques minutes de la fin d’un match à Memphis, avant de s’écrouler inexplicablement et de concéder une prolongation. C’est en marquant le game-winner de ce match en fin de prolongation que Manu Ginobili ressent une douleur aux ischio-jambiers responsables de ses allers et venues à l’infirmerie la saison dernière. Il se reposera quelques jours puis reviendra sans retrouver son explosivité pendant quelques matchs. Avant de se blesser de nouveau au même endroit quelques jours plus tard sur un dunk à Houston. On a désormais peur qu’il ne puisse donner sa pleine mesure sous peine de rechuter. Une terrible nouvelle tant l’Argentin était de retour à son meilleur niveau sur le mois de décembre, se positionnant comme le grand favori pour le trophée de meilleur 6ème homme. Difficile de prévoir la suite de sa saison donc, mais son retour à la compétition est proche.

 

Tiago Splitter

Saison 2012-2013 (81 matchs) : 10,3 points (56% aux tirs et 73% aux lfs), 6,4 rebonds, 1,6 passes et 1,2 balles perdues en 24,7 minutes

Saison 2013-2014 (23 matchs) : 7,8 points (55% aux tirs et 64% aux lfs), 6,4 rebonds, 1,1 passes et 1,2 balles perdues en 20,8 minutes

Saison 2013-2014 (34 matchs) : 8,1 points (54% aux tirs et 69% aux lfs), 6,3 rebonds, 1,1 passes et 1,3 balles perdues en 21,5 minutes

Comme son coéquipier venu de l’Amérique du Sud, le pivot brésilien a été stoppé en plein élan, alors qu’il affichait un niveau de jeu excellent, comme en témoignent ses statistiques en hausse sur la 2ème partie de saison. La mauvaise passe des Spurs coïncidant avec son absence, elle aura sans doute convaincu les derniers sceptiques quant à son apport hors-stats. Même si son jeu ne fera jamais rêver et que les envolées chiffrées ne seront jamais dans ses cordes, le rouage Splitter est une pièce essentielle dans le bon fonctionnement de la machine Spurs et on attend avec impatience son retour en pleine forme au côté de Tim Duncan (ou en sortie de banc, selon l’adversaire).

 

Boris Diaw

Saison 2012-2013 (75 matchs) : 5,8 points (54% aux tirs, 39% à 3pts et 72% aux lfs), 3,4 rebonds, 2,4 passes et 1,1 balles perdues en 22,8 minutes

Saison 2013-2014 (26 matchs) : 9,8 points (54% aux tirs, 26% à 3pts et 73% aux lfs), 3,3 rebonds, 2,2 passes et 1,4 balles perdues en 24,0 minutes

Saison 2013-2014 (50 matchs) : 9,8 points (56% aux tirs, 43% à 3pts et 77% aux lfs), 3,5 rebonds, 2,5 passes et 1,5 balles perdues en 24,9 minutes

Contrairement à Tony Parker, Babac ne montre aucun signe de faiblesse et poursuit sa merveilleuse saison dont les chiffres excellents ne traduisent qu’à moitié la portée. Homme-à-tout-faire de Gregg Popovich, il prend les choses en main offensivement quand il le faut avec une efficacité redoutable (ses pourcentages sont en augmentation constante), comble les brèches dans le collectif et se révèle chaque jour un peu plus comme un stoppeur de tout premier ordre sur le poste 4, voire certains postes 3 quand l’adversaire joue la carte du small-ball. L’apport de l’ancien joueur des Bobcats est inestimable et dans le jeu des Spurs cette saison.

 

Danny Green

Saison 2012-2013 (80 matchs) : 10,5 points (45% aux tirs, 43% à 3pts et 85% aux lfs), 3,1 rebonds, 1,8 passes, 1,2 interceptions et 1,2 balles perdues en 27,5 minutes

Saison 2013-2014 (27 matchs) : 7,4 points (42% aux tirs, 40% à 3pts et 82% aux lfs), 3,0 rebonds, 1,3 passes, 1,1 interceptions et 1,1 balles perdues en 22,9 minutes

Saison 2013-2014 (43 matchs) : 7,7 points (41% aux tirs, 38% à 3pts et 85% aux lfs), 3,3 rebonds, 1,5 passes, 1,1 interceptions et 1,1 balles perdues en 23,7 minutes

Toujours aussi irrégulier cette saison, Danny Green a multiplié les pépins durant la période janvier/février lui aussi. Mais son retour à New Orleans fut fracassant, confirmant son importance dans le système défensif de l’équipe. Il a même profité des autres blessures dans l’effectif pour retrouver des sensations offensives qu’il avait perdu durant la première partie de la saison. De bon augure pour la suite de la saison, même si les protections qu’il arbore sur les doigts ne favorisent pas la précision de son tir.

 

Marco Belinelli

Saison 2012-2013 (73 matchs à Chicago) : 9,6 points (40% aux tirs, 36% à 3pts et 84% aux lfs), 1,9 rebonds, 2,0 passes et 1,1 balles perdues en 25,8 minutes

Saison 2013-2014 (27 matchs) : 10,5 points (51% aux tirs, 55% à 3pts et 82% aux lfs), 2,8 rebonds, 1,9 passes et 1,1 balles perdues en 22,9 minutes

Saison 2013-2014 (52 matchs) : 11,3 points (50% aux tirs, 45% à 3pts et 79% aux lfs), 3,0 rebonds, 2,2 passes et 1,3 balles perdues en 25,2 minutes

Un pourcentage à 3pts retrouvant une forme plus humaine, voilà bien la seule « critique » que l’on peut formuler envers l’Italien des Spurs. Il a tenu la baraque à l’arrière pendant les blessures, se donnant en défense comme rarement (même si ce ne sera jamais son point fort) tout en continuant à créer le jeu et à alimenter la marque quand le besoin s’en fait sentir. Gregg Popovich adore sa polyvalence sur tous les postes extérieurs, ce qui fait de lui un des joueurs les plus importants de l’équipe, capable de se fondre dans le moule dans diverses configurations. Aspect non négligeable, son côté clutch offre également une solution supplémentaire dans les matchs difficiles.

 

Patty Mills

Saison 2012-2013 (58 matchs) : 5,1 points (47% aux tirs, 40% à 3pts et 84% aux lfs), 1,1 passes et 0,7 balle perdue en 11,3 minutes

Saison 2013-2014 (27 matchs) : 8,1 points (46% aux tirs, 42% à 3pts et 80% aux lfs), 1,5 passes et 0,7 balle perdue en 17,0 minutes

Saison 2013-2014 (53 matchs) : 9,4 points (47% aux tirs, 42% à 3pts et 88% aux lfs), 1,6 passes et 0,8 balle perdue en 17,7 minutes

Toujours aussi fort cette saison, toujours aussi entreprenant et culotté. Jaillissant du banc peu importe les circonstances, l’Australien continue de surprendre certains adversaires de par sa capacité à dégainer très rapidement. Comme d’autres, les blessures lui ont permis de s’exprimer plus longuement et de signer quelques prestations exceptionnelles comme lors du match à Washington ou face à Charlotte, deux succès précieux au cœur du rodeo trip. Le vrai back-up de Tony Parker, bien installé dans la rotation.

 

Jeff Ayres

Saison 2012-2013 (37 matchs à Indiana) : 3,9 points (48% aux tirs et 91% aux lfs) et 2,8 rebonds en 10,0 minutes

Saison 2013-2014 (25 matchs) : 2,3 points (46% aux tirs et 55% aux lfs) et 3,2 rebonds en 12,5 minutes

Saison 2013-2014 (49 matchs) : 3,2 points (55% aux tirs et 72% aux lfs) et 3,6 rebonds en 13,7 minutes

Une compréhension du jeu et du système des Spurs en progrès et une efficacité redoutable offensivement, quand il reste dans son rôle. Intéressant de par son fighting spirit, il reste limité potentiellement et souffre face aux joueurs de grande taille. Mais il remplit parfaitement son rôle, mieux que ne le faisait un DeJuan Blair la saison dernière, on ne lui en demande pas plus.

 

Matt Bonner

Saison 2012-2013 (68 matchs) : 4,2 points (49% aux tirs, 44% à 3pts et 73% aux lfs) et 1,9 rebonds en 13,4 minutes

Saison 2013-2014 (20 matchs) : 3,4 points (48% aux tirs, 46% à 3pts) et 1,3 rebonds en 11,7 minutes

Saison 2013-2014 (44 matchs) : 3,3 points (45% aux tirs, 46% à 3pts et 67% aux lfs) et 1,9 rebonds en 11,9 minutes

Pas grand-chose de très excitant à signaler pour le Red Mamba qui se contente de faire ce qu’il sait faire de mieux quand il obtient une petite fenêtre pour s’exprimer, à savoir tirer à 3pts avec succès. Son contrat expirant à 4 millions de dollars reste la chose la plus intéressante le concernant jusqu’à la deadline. On serait terriblement déçu qu’il fasse ses valises de cette manière, mais si la contrepartie en vaut la chandelle, on saura se montrer raisonnable.

 

Aron Baynes

Saison 2012-2013 (16 matchs) : 2,7 points (50% aux tirs et 58% aux lfs) et 2,0 rebonds en 8,8 minutes

Saison 2013-2014 (15 matchs) : 2,8 points (39% aux tirs et 80% aux lfs) et 2,8 rebonds en 9,0 minutes

Saison 2013-2014 (31 matchs) : 3,1 points (42% aux tirs et 93% aux lfs) et 2,9 rebonds en 9,3 minutes

Même la blessure de Tiago Splitter ne lui a pas permis de s’exprimer, sauf quand le frontcourt adverse était trop encombrant. Mais il ne s’est jamais mis en valeur et semble encore complètement perdu sur certaines phases de jeu. On commence sérieusement à penser que son avenir à San Antonio est très limité. S’il résiste à la deadline, il aura toujours ses fautes à offrir en playoffs.

 

Cory Joseph

Saison 2012-2013 (28 matchs) : 4,5 points (46% aux tirs, 29% à 3pts et 86% aux lfs), 1,9 rebonds et 1,9 passes en 13,9 minutes

Saison 2013-2014 (20 matchs) : 3,7 points (47% aux tirs, 50% à 3pts et 75% aux lfs), 1,0 rebond et 1,0 passe en 8,2 minutes

Saison 2013-2014 (41 matchs) : 5,1 points (47% aux tirs, 32% à 3pts et 84% aux lfs), 1,6 rebonds et 1,6 passes en 14,5 minutes

Régulièrement lancé dans le cinq de départ suite aux blessures, pour sa qualité défensive, CoJo a su profiter des opportunités pour se montrer de façon très positive. Il a même affiché de sérieux progrès dans la direction du jeu quand Tony Parker était exempté. On commence toutefois à penser de façon très claire qu’il est voué à être un poste 2 en NBA, sa tenue de balle n’étant pas (encore ?) très fiable. Mais son manque de qualités athlétiques et un physique somme toute quelconque l’empêche de pouvoir espérer une place sur le long-terme à ce poste de jeu. En attendant de se projeter dans le futur, son bouillon et un tir extérieur en progrès lui permettent d’avoir un impact direct sur le jeu.

 

Nando De Colo

Saison 2012-2013 (72 matchs) : 3,8 points (44% aux tirs, 38% à 3pts et 80% aux lfs), 1,9 rebonds, 1,9 passes et 1,1 balles perdues en 12,8 minutes

Saison 2013-2014 (10 matchs) : 2,0 points (40% aux tirs et 36% à 3pts), 1,5 rebonds, 1,3 passes et 1,0 balle perdue en 7,9 minutes

Saison 2013-2014 (25 matchs) : 4,5 points (45% aux tirs et 32% à 3pts et 82% aux lfs), 1,8 rebonds, 1,3 passes et 0,8 balle perdue en 11,9 minutes

Une deuxième partie de saison extrêmement positive pour le troisième Français de l’équipe. Nando a profité pleinement des multiples forfaits sur son poste pour engranger de vraies minutes et son rendement fut très positif. Moins dispendieux et désormais efficace dans son rôle de rampe de lancement quand il évolue à la mène, il a offert de très bonnes séquences au mois de février, confirmant qu’il avait la capacité de s’imposer en NBA si son temps de jeu avait été plus important. Le problème reste toutefois le même. Si tous les blessés reviennent, son horizon est bouché par la rotation gigantesque et de très haute qualité de Gregg Popovich. En attendant, il profite des ouvertures au maximum pour se montrer à son avantage.

 

Malcolm Thomas – Othyus Jeffers – Shannon Brown

Alors qu’on pensait le cas Malcolm Thomas réglé après la garantie de son contrat jusqu’au terme de la saison, les blessures sont venues contrarier les plans des Spurs qui ont finalement du s’en séparer pour faire place à Othyus Jeffers. Arrière tonique et bon défenseur, il n’a guère montré que des valeurs de combattant insuffisantes pour convaincre le staff de le prolonger. Aussi les Spurs se sont rabattus sur Shannon Brown, un joueur d’un autre standing. Mais l’ancien voltigeur des Lakers n’a pas encore pleinement convaincu et son sort ne sera réglé qu’au terme de son deuxième contrat de 10 jours en fin de semaine. La prolongation de son bail jusqu’au terme de la saison dépendra sans doute en grande partie des mouvements effectués avant la deadline des transferts ce jeudi et de la nécessité de conserver cet arrière très athlétique et plutôt complet. En attendant, difficile de tirer une vraie conclusion sur son passage très anecdotique jusque-là.