Fundamental Greatness : The Oral History of Tim Duncan

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Une grosse semaine avant l’ouverture du training camp, suite de notre série d’articles traduits avec un retour sur la carrière de Tim Duncan, racontée par tous ceux qui ont croisé sa route ces 20 dernières années. Ce recueil de citations fut publié le 3 juin dernier (quelques jours avant le début des finales NBA) sur le site du San Antonio Express-News, par Dan McCarney.


« J’espère seulement aider à changer les choses. »

C’était l’objectif que Tim Duncan s’était fixé pour sa carrière NBA, celui qu’il avait dévoilé le soir de la draft 1997, quelques minutes après avoir été choisi en première position par les Spurs.

Duncan aurait été le premier choix des deux drafts précédentes. A 22 ans, avec un peu plus d’expérience, il était le bien le plus précieux dans le monde imprévisible et changeant du sport professionnel : un joueur qu’on ne peut pas rater, prêt à jouer immédiatement, un futur Hall-of-Famer, une Superstar.

Une chose incroyable s’est produite depuis ce soir-là. Aussi colossales étaient les attentes autour de lui, on peut affirmer qu’il les a dépassées. Nous sommes presque deux décennies plus tard et Duncan (la barbe teintée de gris, à 38 ans, il est presque assez vieux pour être le père de son coéquipier Kawhi Leonard, le cartilage de son genou gauche étant de l’histoire ancienne depuis bien longtemps avec ses 1 500 matchs en carrière) est toujours dominant.

C’était le cas, lors de sa sortie la plus récente, quand il marqua 7 points de suite en prolongation du Game 6 de la Finale de Conférence Ouest pour emmener les Spurs en Finale NBA.

« Exceptionnel, comme toujours » commentera Manu Ginobili, comme il pourrait très bien parler de sa carrière toute entière.

Ce sera la sixième fois dans l’histoire de la franchise que les Spurs atteignent la Finale NBA, à chaque fois sous le commandement de Tim Duncan. Avec quatre victoires jusque-là et assez de distinctions individuelles pour 10 joueurs, Duncan peut être satisfait d’avoir rempli le petit objectif qu’il s’était fixé toutes ces années plus tôt.

Il a certainement aidé à changer les choses.

(La suite est une histoire orale, comprenant des citations ayant émaillé la carrière de Duncan. Toutes les sources sont listées quand c’était possible, avec le titre de ces personnes, à l’époque. Les sources non-citées proviennent du San Antonio Express-News.)

 

1. LES ORIGINES

L’introduction de Duncan au sport dans lequel il allait exceller est devenu légendaire. Prometteur jeune nageur dans sa ville native de St.Croix, Duncan a été privé de compétition quand la piscine familiale fut détruite par l’ouragan Hugo en 1989. Il y avait seulement quatre gymnases sur toute l’île à l’époque, et Duncan n’était pas vraiment un phénomène quand il a commencé à jouer, en 3ème. Mais il progressera assez afin d’obtenir une bourse pour étoffer le groupe des recrues de Dave Odom, coach de Wake Forest, en 1993.

Deborah Harrigan, institutrice de Duncan en CM2 : « Il avait l’air très motivé. Il prenait l’école très au sérieux. Dans sa vie, les choses les plus importantes étaient l’école et la natation. »

Debbie Sun, ancienne partenaire nageuse : « Il a rapidement excellé dans ce sport. Il était plus jeune, mais il pouvait tenir face à des nageurs plus vieux et plus rapides. Il était timide et réservé, mais toujours très calme. »

Tricia Duncan, soeur : « L’ouragan a cassé la routine de Tim en nous enlevant cette piscine. Puis quand Maman est décédée, il a perdu sa motivation. » (Sports Illustrated)

William Duncan, père (décédé depuis) : « On regrette qu’elle ne soit plus là. Nous devons l’accepter. Timmy disait qu’il pouvait l’entendre, même quand il était sous l’eau. »

Ricky Lowery, mari de Tricia et beau-frère du jeune Tim : « Timmy, allons faire quelques tirs. Combien de nageurs vois-tu au volant d’une Porsche ? » (Sports Illustrated)

Robert Malloy, coéquipier au lycée : « Au début, il ne voulait pas dunker. Il a fallu qu’on le force. Après, il n’arrêtait plus. »

Cuthbert George, coach au lycée : « Au moment de sa dernière année, il était vraiment bon. Face à Camden (lycée rival), il a été dominateur. Plus la compétition est forte, meilleur il est. S’il y a de la concurrence, il va se mettre au niveau. »

Dave Odom, coach de Wake Forest, après avoir vu Duncan lors d’un match amical à St.Croix : « Je me disais que si ce garçon était sur le territoire américain, ce serait la guerre pour le recruter. »

Randolph Childress, coéquipier à Wake Forest : « Quand Timmy est arrivé, j’avais entendu des histoires comme quoi il avait du potentiel. Un jour, je rentre dans la salle et je vois un type grand, qui attrape un rebond, dribble entre les jambes, traverse tout le terrain et va dunker. J’ai filé voir nos coachs pour leur dire : ‘Hey, il y a un grand dans le gymnase qui fait des trucs incroyables, si ce n’est pas Tim Duncan, vous avez intérêt à le recruter rapidement’. » (Sports Illustrated)

Duncan : « Le basket a pris de l’importance chez moi. Je jouais chaque jour et j’avais hâte d’y retourner pour jouer encore. J’aime compter sur les autres, c’est génial d’avoir cette camaraderie, et d’avoir des coéquipiers avec qui partager la pression. C’est ça qui fait le basket. J’ai commencé à jouer tardivement, mais j’ai eu la chance de pouvoir apprendre rapidement. J’ai eu des gens autour de moi qui ont pu m’apprendre à jouer. Je suis allé loin et je peux aller encore plus loin. »

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