2014 dans le rétro

NBAE/Getty Images
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Dans quelques heures, l’année 2014 se terminera et sera à ranger bien précieusement dans la catégorie « souvenirs mémorables » pour tous les fans des Spurs. On retiendra bien évidemment le titre remporté au mois de juin face au Miami Heat, mais l’histoire qui mène à ce sacre est sans doute au moins aussi importante. Nous vous proposons de replonger une dernière fois dans cette année riche en événements avant de clore définitivement ce magnifique chapitre de l’histoire de la franchise.

 

Saison régulière 2013-2014

2 janvier : Soirée record pour Marco Belinelli

Face à des Knicks en petite forme, les Spurs ne pensaient pas connaître de soucis, comme face à leurs voisins de Brooklyn deux jours plus tôt.  Ils se trompaient. Nos Texans ont du baisser pavillon devant la formidable adresse de Carmelo Anthony ou de l’improbable Iman Shumpert, laissant aux hommes de Mike Woodson une victoire de prestige. Une péripétie comme une autre durant cette longue saison régulière NBA, mais qui laissera un goût amer à Marco Belinelli qui lui, n’avait pas laissé toute son énergie dans le passage à la nouvelle année. Avec 32 points à 12/16 aux tirs dont 6/9 à 3pts, il aura établi ce soir-là sa meilleure marque en carrière. La victoire n’aura malheureusement pas été la cerise sur ce joli gâteau.

 

5 février : Miracle à D.C.

Lancés dans leur traditionnel rodeo trip de la mi-saison, les Spurs comptent déjà deux victoires avant de se rendre dans la capitale fédérale. Une petite bouffée d’air frais après trois défaites consécutives, principalement dues à une incroyable cascade de blessures (Tiago Splitter, Danny Green, Kawhi Leonard puis Manu Ginobili !). Mais la soirée s’annonce longue à Washington. Un début de match raté (-17 au coeur du 2ème quart-temps, -14 à la pause) et Tony Parker qui déclare forfait à la mi-temps du match, perclus de douleurs dorsales. Ajoutée aux absences de Leonard et Ginobili, cette défection semble être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Mais c’est bien mal connaître ces Spurs-là.

Lancés dans une invraisemblable course-poursuite, les hommes de Gregg Popovich trouvent les ressources nécessaires pour revenir dans le match. Tim Duncan domine la raquette comme à ses plus belles heures et Nando De Colo parvient enfin à s’exprimer (8pts dans le seul 3ème quart). Il faut un panier de l’ancien Spur Garrett Temple pour que Washington conserve la tête après trois périodes. Le match s’emballe et c’est au tour de Patty Mills d’entrer en scène avec quelques tirs dont lui seul à le secret. Les remplaçants des Spurs délivrent une partition parfaite autour de l’imperturbable totem Duncan (31pts, 11rbds, 5pds et 3ctres au final). Mal en points à l’entame de la dernière minute (94-99), les Spurs vont égaliser sur un triple de Patty Mills et un floater de Tim Duncan en tête de raquette, emmenant le match en prolongation.

Une prolongation rondement menée avec Danny Green et Patty Mills en artificiers. Gregg Popovich pense tenir sa victoire quand Marco Belinelli offre quatre longueurs d’avance à son équipe (115-111) à 8 secondes du terme. Mais les Spurs restent les Spurs, les rois du gâchis dans les derniers instants. John Wall réduit l’écart, avant d’intercepter une remise en jeu hasardeuse de Tim Duncan puis de filer au cercle pour égaliser. Nous sommes partis pour une seconde prolongation.

Très peu de points sont marqués, mais Danny Green (22pts à 5/11 à 3pts et 7rbds au final) crée un premier break d’une nouvelle flèche à longue distance dont les Wizards ne se remettront pas. Mills (23pts, 6rbds et 4pds) et Green n’auront qu’à conclure le bel ouvrage sur la ligne de réparation au terme d’une nuit interminable à Washington. « C’est une des victoires les plus savoureuses à laquelle j’ai été associé et je le pense vraiment » assurera Gregg Popovich en conférence de presse. Nous aussi Pop, nous aussi. Voilà le genre de match qui nous rappelle pourquoi on écourte de nombreuses nuits pour suivre ce championnat NBA.

 

8 février : Patty Show à Charlotte

Toujours privés de plusieurs éléments-clefs (Belinelli, Ginobili, Splitter et Leonard), les Spurs souffrent à Charlotte, une salle plus inhospitalière qu’à l’accoutumée cette saison. Tony Parker a mal partout et va bientôt être définitivement mis au repos par Gregg Popovich (9pts à 3/13 ce soir-là), alors que nos Texans n’ont plus beaucoup de solutions derrière Tim Duncan, pourtant impeccable (16pts et 12rbds). Le banc va alors faire des miracles. Une fois de plus. Nando De Colo (15pts, 2rbds et 2pds) livre un de ses meilleurs matchs NBA, mais surtout Patty Mills va entrer en transe avec 32 points à 10/13 aux tirs dont 4/5 à 3pts et 8/9 aux lancers-francs avec 7 rebonds, 4 passes et 2 interceptions, en seulement 25 minutes de jeu !

 

15 février : Marco Belinelli, roi des shooteurs

Pour sa première saison à San Antonio, il s’est instantanément fondu dans le collectif, chose très rare, même pour un joueur doté d’une intelligence de jeu supérieure à la moyenne. Marco affichait le meilleur pourcentage à 3pts (plus de 46%) de la ligue au moment de choisir les participants au concours du All-Star Weekend. C’est donc fort logiquement que la NBA l’invite à participer à l’événement.

Face à lui, des cadors de la spécialité : Stephen Curry, Kevin Love, Damian Lillard, Bradley Beal, Kyrie Irving, Arron Afflalo et Joe Johnson. Mais l’Italien ne se démonte pas et effectue le meilleur score parmi les shooteurs de la conférence Ouest (19pts en réussissant ses trois derniers tirs) lui ouvrant les portes de la finale, selon les nouvelles règles de l’épreuve.

Opposé à Bradley Beal en finale, il réussira de nouveau 19 points, comme la gâchette des Wizards, auteur d’un dernier rack parfait. Les deux joueurs obtiennent alors une minute supplémentaire et cette fois, Marco ne laissera aucune chance à son adversaire avec 24 points, rentrant notamment un fabuleux 13/15 en cours d’exercice. Belinelli devient le premier Spur à remporter ce concours, dans l’antre des New Orleans Pelicans, son ancienne équipe.

 

16 février : TP parmi les étoiles

Tony Parker aura été le seul joueur des Spurs sélectionné pour le All-Star Game cette saison. Dans un match très prolifique au niveau du scoring (318 points marqués en cumulé pour les deux équipes, un record), TP n’aura joué que 11 minutes (4pts à 2/5 et 2rbds), guère utilisé par un Scott Brooks compréhensif de la situation du Français, torturé par quelques pépins physiques. Il fêtait sa 6ème sélection au grand rendez-vous de la mi-saison.

 

6 mars : Le champion est désossé, les Spurs sont prêts

Malgré un bilan flatteur, on a souvent reproché aux Spurs de chuter systématiquement face aux meilleures équipes de la ligue durant cette saison 2013-2014. Ils attendaient tout simplement le bon moment. Après un back-to-back victorieux chez les Clippers puis à Portland en fin de rodeo trip, les Spurs recevaient le champion en titre Miami en ce début de mois de mars pour une double-revanche : la dernière Finale NBA bien sur, mais aussi la leçon prise à South Beach quelques semaines plus tôt (101-113). De nouveau en pleine possession de leurs moyens, les Spurs vont livrer un récital.

Tim Duncan domine (23pts à 9/13 et 11rbds), Tony Parker (17pts et 4pds) et Boris Diaw (16pts à 5/5, 8rbds et 5pds) l’accompagnent parfaitement, tandis que Kawhi Leonard tient parfaitement LeBron James (6/18 aux tirs et 5 balles perdues). L’AT&T Center est en fusion et nos Texans s’imposent de manière convaincante 111-87, annonçant la couleur au reste de la ligue : ils sont prêts pour les playoffs.

 

2 avril : 19ème victoire de suite contre les Warriors

Les Spurs ont retrouvé la forme au meilleur des moments, exterminant chaque adversaire les uns après les autres, pour porter leur série de victoires à 19 face à Golden State (111-90), un record pour l’ère Gregg Popovich-Tim Duncan. La série prendra fin dès le lendemain à Oklahoma City, les Spurs ne trouvant pas l’énergie nécessaire pour contrer une équipe plus athlétique et surtout plus reposée. Mais qu’importe, cette série aura marqué les esprits, et le point final à Oklahoma City aura rassuré Gregg Popovich, toujours soucieux quand son équipe gagne trop facilement pendant trop longtemps.

 

11 avril : Danny Green : L’Embrasement

Après une victoire acquise de haute-lutte face à Dallas, les Spurs affrontent dès le lendemain une autre équipe qui se bat pour une place en playoffs et qui joue le tout pour l’attaque. Gregg Popovich met au repos Tim Duncan et Manu Ginobili pour les préserver et la note s’annonce salée quand les Suns mènent 35-14 au bout de 10 minutes de jeu. Phoenix a clairement plus besoin d’une victoire et joue sans complexes face à des Spurs apathiques. « On aurait pu se dire, ‘oh c’est notre 3ème match en 4 soirs, c’est un back-to-back, tant pis si on en prend une ce soir’. Mais cela n’a pas été le cas. Nos garçons ont beaucoup de fierté. Certains assistants-coachs les ont boostés aussi car même moi, je n’ai pas fait grand-chose, je regardais le match, plus qu’autre chose » dira Gregg Popovich à l’issue de la rencontre.

Lancés dans une folle remontée, les Spurs vont trouver un homme providentiel en plus d’un tandem Tony Parker-Kawhi Leonard bien affûté (18 points chacun) : Danny Green. Après un début de saison hésitant et une blessure qui l’aura privé des terrains pendant près d’un mois, le sniper maison a retrouvé la forme et surtout son poignet diabolique. Il signera au bout de la nuit son record en carrière avec 33 points dont un superbe 7/10 à 3pts. Une démonstration de shooting ahurissante, sous les yeux du nouveau patron de la NBA, Adam Silver.

Parfaitement mis sur orbite par ses partenaires, c’est lui mènera la révolte pour offrir aux Spurs un des succès les plus fous de la saison qui leur permet d’assurer le meilleur bilan de la ligue et donc l’avantage du terrain durant tous les playoffs.

 

22 avril : 3ème titre de coach de l’année pour Pop

Plus les matchs défilaient et plus ce choix d’offrir un 3ème trophée de coach de l’année pour Gregg Popovich apparaissait comme une évidence. Une fois de plus, les Spurs ont dominé la saison régulière (62 victoires et 20 défaites, seule équipe au-dessus de la barre des 60 succès, une série de 19 victoires consécutives au printemps, record de franchise) et pourtant, aucun joueur ne s’impose dans le vote pour le trophée de MVP. Le rendement de Tony Parker et Tim Duncan est en baisse par rapport à la saison précédente et fait unique dans l’histoire, aucun individu ne dépasse les 30 minutes de jeu en moyenne ! Pop a géré son groupe d’une main de maître, tout en ayant perdu ses deux assistants principaux l’été précédent. Certains ont pu se sentir oublié (Jeff Hornacek et Tom Thibodeau par exemple), mais il était impossible de snober celui qui est considéré comme l’un des meilleurs techniciens de l’histoire désormais. Pop avait déjà été récompensé par ce trophée en 2003 et 2012. Il rejoint ainsi Pat Riley et Don Nelson comme triple lauréat.

 

7 mai : R.C. Buford élu dirigeant de l’année

Enfin, serait-on tenté de dire. Après plusieurs années d’oubli, le travail colossal de R.C. Buford en tant que GM des Spurs est récompensé. Car c’est bien pour l’ensemble de son oeuvre qu’il est distingué cette année, même si l’intersaison des Spurs avait été une vraie réussite : resignature de Manu Ginobili alors que l’Argentin sortaity d’une campagne très difficile, resignature de Tiago Splitter qui s’est imposé comme un des meilleurs défenseurs de la ligue à son poste à un prix raisonnable (pour un pivot), dénicher Marco Belinelli à un prix défiant toute concurrence pour le voir effectuer sa meilleure saison en carrière et laisser partir DeJuan Blair et Gary Neal, deux joueurs qui ont déçu cette saison. Unanimement reconnu parmi les meilleurs dirigeants de toute la ligue, il ne manquait à R.C. Buford que ce titre honorifique pour être reconnu à sa juste valeur. L’anomalie est désormais réparée.

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  • JP Nourricier

    pendant le game 1 je confirme…on était trempé (on était courtside avec david) !!! il y avait une ambiance de folie!! as tu vu les photos et vidéos que j’ai mis sur photobucket? j’ai un doute si tu veux pr compléter tes articles n’hésites pas à piocher de même pour des anciens games de saison reg et finales nba que j’ai eu la chance de voir en live, elle sont libre de droits ^^

    http://s173.photobucket.com/user/jpnrc/library/NBA%20GAMES?sort=3&page=1