La quête infructueuse du back-to-back (Partie 2) : Saison 2003-2004

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Cette saison, les Spurs version Gregg Popovich / Big Three tentent de relever un ultime défi : conserver un titre NBA. La condition sine qua non pour être considéré parmi les dynasties de la grande ligue d’après Phil Jackson. Si chacun pourra juger de la pertinence de cette affirmation, il n’empêche que ces multiples échecs à remporter deux titres consécutifs restent comme une petite tâche dans le parcours (presque) sans faute des Spurs depuis bientôt 20 ans. Pourquoi et comment ces saisons ont-elles tourné au fiasco ? C’est ce que nous allons vous proposer de (re)découvrir. En espérant par la même occasion rompre le charme quelques mois avant les playoffs 2015.

1er épisode : Saison 1999-2000

 

Saison 2003-2004 : Derek Fisher, agent 004

Intersaison

L’histoire est belle, comme si elle avait été écrite spécialement pour un film produit par Disney. Celui où le héros, bien sous tous rapports, finit par triompher des méchants en ne déviant jamais de ses principes, avec une classe absolue. Malgré son incommensurable talent, David Robinson a du essuyer bon nombre de critiques durant sa carrière. On lui a reproché d’être trop soft, pas assez dur mentalement pour être à la hauteur de son potentiel. Qu’importe, c’est bien lui qui soulève son deuxième trophée de champion NBA à la fin de la saison 2002-2003 qu’il avait désignée comme la dernière de sa carrière. Une sortie en apothéose, même s’il n’était plus que l’ombre du formidable joueur qu’il avait été (8.5pts à 47% et 7.9rbds par match cette saison-là). L’histoire retiendra qu’il assura 13pts, 17rbds et 2ctres dans le dernier match de sa carrière, le Game 6 des Finales NBA face à une raquette des Nets dépassée par l’impact des Twin Towers.

Même si son apport sur le terrain était devenu très relatif avec le temps, le départ de l’Amiral laisse un trou béant dans le cœur d’une ville qui l’a chéri pendant tant d’années. Et cette perte n’est que la première d’une intersaison qui va se révéler très difficile pour le champion NBA. Élément-clef du titre, Stephen Jackson aspire à une revalorisation de contrat bien supérieure à ce que les Spurs comptaient lui offrir et surtout, à un rôle plus important. La titularisation promise à Manu Ginobili après une saison rookie très prometteuse aurait relégué Jax sur le banc. Une situation qui lui convient guère. Il refuse une proposition de trois ans pour un montant de 10 millions de dollars, mais les prétendants extérieurs ne se bousculent pas au portillon. Il finira par s’engager par défaut à Atlanta au mois de septembre, pour seulement deux ans et 4,4 millions de dollars. Stephen Jackson a joué avec Gregg Popovich et les Spurs, Stephen Jackson a perdu. Même si les Spurs ne sortent pas non plus gagnants de l’opération. Premier épisode fâcheux d’une histoire d’amour tourmentée entre les deux parties. « Popovich et moi n’étions pas sur la même longueurs d’onde. Je savais que ça ne changerait pas, je suis aussi têtu que lui. »

Speedy Claxton, parfois préféré à Tony Parker dans le money-time de certains matchs de playoffs, a bénéficié de cette mise en lumière pour partir à la recherche d’une augmentation de salaire et de temps de jeu. Il trouvera refuge à Golden State. D’autres joueurs plus ou moins importants de l’équipe ont suivi les traces de David Robinson sur le chemin de la retraite, cet été-là : Steve Kerr que les Spurs ne pourront jamais assez remercier pour son entrée décisive lors du Game 6 de la finale de conférence Ouest à Dallas (12pts à 4/4 à 3pts face à la zone des Mavs), et Danny Ferry, devenu au fil du temps un membre anecdotique d’un banc riche en bons role-players. De la rotation principale de l’équipe qui a remporté le titre, seuls Tim Duncan, Tony Parker, Manu Ginobili, Bruce Bowen et Malik Rose sont ainsi restés en place.

Alors il a fallu réarmer autour de cette base, certes très solide. Et les moyens ne manquent pas du côté de l’Alamo où le départ de Robinson notamment, a laissé une manne financière très importante permettant d’envisager un renfort de gros calibre. La piste Jason Kidd aura défrayé la chronique pendant plusieurs semaines, notamment lors des Finales NBA entre les Spurs et les Nets. Dès l’ouverture du marché des transferts, les Spurs ne se cachent plus et font du meneur des Nets leur priorité, au risque de froisser la jeune star montante qui occupe déjà le poste dans l’équipe : Tony Parker.

Après plusieurs jours, TP avouera sa frustration dans la presse texane, quelques heures avant que Kidd ne décide de demeurer dans le New Jersey. Le climat restera tendu pendant plusieurs jours entre le meneur français et les Spurs. Une fois cette piste envolée, les Spurs activent celle qui mène à d’autres gros poissons : Jermaine O’Neal qui préférera le confort d’Indianapolis où il évoluait déjà depuis trois saisons, et Karl Malone qui choisira de rejoindre les Lakers dans leur entreprise de rassemblement des Quatre Fantastiques : Shaquille O’Neal, Kobe Bryant, Gary Payton et donc Malone. Michael Olowokandi, dont on ne sait pas encore à l’époque que sa carrière est vouée à un échec retentissant (12.3pts et 9.1rbds en 2003, sa meilleure saison en carrière), est également évoqué. Ce dernier remplacera finalement la première recrue des Spurs chez les Timberwolves du Minnesota.

Pour remplacer Robinson, Pop mise sur Rasho Nesterovic (à hauteur de 42 millions de dollars sur 6 ans !), pivot slovène en pleine force de l’âge (28 ans) qui sans posséder un potentiel d’All-Star, a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui dans le Minnesota la saison précédente (11.2pts à 53% et 6.5rbds). Ils réalisent ensuite un échange à trois équipes avec Sacramento et Indiana, pour récupérer Hedo Turkoglu et Ron Mercer, tout en ne lâchant que le futur retraité Danny Ferry. Un coup de maître qui permet aux Spurs de densifier un secteur extérieur qui avait besoin de sang neuf, tout en mettant la pression sur Stephen Jackson dans les négociations.

Pour finir, les Spurs tentent le pari Robert Horry. La cote de celui qui est alors un quintuple champion NBA avec les Houston Rockets puis les Los Angeles Lakers est au plus bas, puisqu’il sort d’une campagne catastrophique en playoffs (moins de 6 points en moyenne par match et surtout un total surréaliste de 2/38 à 3pts). Les Lakers l’ont prié d’aller voir ailleurs sans ménagements et les Spurs ont sauté sur l’occasion.

La mutation des Spurs est complète. En trois ans, ils ont rajeuni une équipe en bout de course en-dehors du phénomène Tim Duncan et ont amorcé le visage international de l’équipe en ajoutant Nestrovic et Turkoglu à Parker et Ginobili. Un visage inchangé dix ans plus tard. Très alléchante sur le papier malgré l’impossibilité d’attirer une star comme Kidd ou Jermaine O’Neal, cette équipe ne parviendra toutefois jamais vraiment à donner pleine satisfaction.

 

Le roster

Meneurs : Tony Parker – Jason Hart – Charlie Ward

Arrières : Manu Ginobili – Devin Brown

Ailiers : Bruce Bowen – Hedo Turkoglu – Ron Mercer

Intérieurs : Tim Duncan – Robert Horry – Malik Rose

Pivots : Rasho Nesterovic – Kevin Willis

 

La saison régulière (57 victoires et 25 défaites, 3èmes à l’Ouest)

Le début de saison est particulièrement douloureux pour les Spurs, qui n’affichent que 9 victoires après 19 rencontres. L’intégration des recrues ne se fait pas sans heurts, mais surtout, les blessures font rapidement leur apparition. Tony Parker se blesse avant le premier match de la saison régulière puis Tim Duncan le rejoint à l’infirmerie dès le quatrième. Tous deux à cause d’une entorse de la cheville. Mais ils finissent par trouver la bonne carburation et enchaînent 13 succès de rang pour se replacer au sein d’une conférence dominée cette saison-là par les Minnesota Timberwolves.

Duncan manque de nouveau quelques jours à cause de son genou au mois de mars et même si les Spurs lâchent deux matchs sur les trois, l’équipe trouve un nouvel équilibre, plus collectif sans lui. L’attaque est moins stéréotypée autour du Big Fundamental et le ballon circule mieux, Popovich lâchant la bride de ses artistes Parker et Ginobili. Les prémices de la mutation offensive des Spurs. Hedo Turkoglu trouve peu à peu sa place dans le collectif et intègre le cinq de départ aux dépends de Manu Ginobili qui retrouve un statut de 6ème homme dès le mois de janvier. L’Argentin apporte une étincelle offensive dès son entrée et est régulièrement utilisé au poste de meneur en doublure de Tony Parker.

Les Spurs finissent la saison en boulet de canon avec 11 victoires de suite, tout en ayant payé la densité incroyable de la conférence Ouest. Déjà à cette époque, l’Ouest comporte six équipes à 50 victoires et plus, tandis que l’Est ne présente que deux équipes dans ce cas, deux équipes qualifiées en playoffs avec un bilan négatif et deux avec un bilan équilibré.

 

Les playoffs

San Antonio est opposé à Memphis au premier tour des playoffs. Un adversaire qui découvre l’univers à part de la postseason et qui va payer au prix fort son inexpérience face au champion en titre. Le premier match donne le ton de la série avec un Tim Duncan dominateur (26pts à 12/18, 9rbds et 3pds) face à un Pau Gasol décontenancé (8pts à 3/11) par la défense collective de son adversaire. Les Grizz feront illusion au Game 3 (remporté 95-93 par les Spurs) mais ne peuvent éviter le sweep.

Les Spurs n’ont pas eu à forcer leur talent derrière le duo Tim Duncan (24.3pts, 10.0rbds et 3.2pds sur la série) et Tony Parker (21.0pts et 8.5pds) et sont fin prêts pour un challenge qui s’annonce autrement plus corsé : les Lakers des Galactiques O’neal-Bryant-Payton-Malone. Une équipe qui a beaucoup fasciné durant la saison de par son talent indéniable mais aussi à cause d’une alchimie parfois (souvent) douteuse entre ses quatre étoiles. Le duo Shaq-Kobe a continué d’occuper l’espace médiatique et l’affrontement avec les Spurs passionne le petit monde de la NBA. Après tout, ce sont les vainqueurs des 5 derniers titres qui s’apprêtent à en découdre et d’aucuns parlent déjà de finale avant la lettre.

Mais celle-ci semble tourner court quand les Spurs maîtrisent les deux premières manches. Tim Duncan règne dans la raquette (30pts et 11rbds puis 24pts et 7rbds) mais la star de cette série s’appelle Tony Parker. Pour sa troisième campagne en playoffs, il s’affirme comme le véritable lieutenant du Big Fundamental et signe la mise à mort des Lakers lors de la 2ème manche avec 30pts et 5pds face à un tandem Gary Payton-Derek Fisher dépassé par les événements (16pts à 7/17 en cumulé). Avec seulement deux petites balles perdues en 83 minutes de jeu sur l’ensemble des deux rencontres, il plane sur la série.

Pour la première fois depuis son arrivée dans la ligue, Tim Duncan n’est pas la seule clef de son équipe pour venir à bout de l’adversaire. TP devient la coqueluche des médias américains et Gary Payton, son prestigieux adversaire directe, le coupable tout désigné. Les Spurs surfent sur une série victorieuse de 17 victoires d’affilée en comptant la fin de la saison régulière et sont volontiers placé sur un piédestal. C’est pourtant au moment précis où la machine va se gripper.

La première alerte est donnée lors de la troisième manche au Staples Center. Les Lakers rectifient leur défense sur pick-and-roll, Shaquille O’Neal et Karl Malone mettant un peu plus de cœur à l’ouvrage pour tenter d’enrayer la domination du duo Parker-Duncan. Ces derniers sont contenus à seulement 18 points en cumulé, à 8/26 aux tirs. Les Texans s’inclinent, mais n’en font pas une affaire d’état, plaidant la cause du non-match. Le match 4 sera plus disputé, mais les Spurs subissent la loi d’un Kobe Bryant intouchable (42pts, 6rbds et 5pds) et de Shaquille O’Neal (28pts, 14rbds et 4ctres).

 

Le moment où tout a basculé

La série est totalement relancée au moment de retrouver le SBC Center. Les Lakers ont fait le plein de confiance dans leur salle en remportant les deux derniers matchs et frappent en premier lors de ce Game 5, historiquement décisif quand la série est à 2-2. Il comptent 16 points d’avance au milieu du 3ème face à des Spurs apathiques, lâchés par leurs cadres. Mais la troupe de Gregg Popovich a de la ressource.

Manu Ginobili et l’improbable Devin Brown vont impulser une nouvelle énergie aux Spurs avec l’aide d’un public bien au fait de l’urgence de la situation. Les Lakers commencent à déjouer et perdent une multitude de ballons. Capot pendant presque 19 minutes de jeu, Tim Duncan retrouve ses sensations et inscrit deux tirs avec la planche à la suite. Tony Parker parvient aussi à marquer quelques points et les Spurs reprennent les commandes du match et mène encore d’un point dans la dernière minute (71-70). Le match est marqué par la maladresse des deux équipes, mais aussi par deux très grosses défenses. Toutefois, Kobe Bryant parvient à tromper la vigilance de Devin Brown pour redonner l’avantage à son équipe à 11 secondes du terme. C’est à ce moment que le match va basculer dans le surnaturel.

Derek Fisher commet une faute volontaire (les Lakers n’étaient pas encore dans le bonus) et l’horloge affiche 5.4 secondes à jouer. Gregg Popovich appelle un de ses systèmes références (déjà) sur remise en jeu et joue un passe-et-va Tim Duncan-Manu Ginobili. Mais l’Argentin ne parvient pas à se défaire du marquage de Kobe Bryant et trébuche. Seul maître des événements avec le ballon mais sous pression de Shaq, Tim Duncan tente de se rapprocher du cercle mais est repoussé par la puissance du Shaq. Il finit par envoyer une prière en tête de raquette, tout en tombant sur le côté. Une prière exaucée puisque le ballon transperce le filet avec seulement 0.4 seconde affiché sur le chronomètre.

Le SBC Center entre en transe, Devin Brown et Hedo Turkoglu lèvent les bras au ciel, Tony Parker, Manu Ginobili et les autres se jettent sur celui qui devrait être le héros de la soirée. Les mines défaites de Kobe, Shaq ou Gary Payton en disent long. 99% des personnes présentes dans la salle pensent que le match est terminé. Doc Rivers, qui commente le match pour ABC, parle déjà du soulagement que doit ressentir Pop après avoir « volé » un match qu’il aurait probablement du perdre. Mais dans le brouhaha, deux personnes restent stoïques. Tim Duncan, qui n’est pas sur de bien comprendre ce qui vient de se passer et Gregg Popovich qui se regroupe avec ses assistants pour défendre la dernière possession.

La fin de match est interminable. Phil Jackson demande évidemment un temps-mort. Avant le remise en jeu, Pop en prend un à son tour pour régler sa défense correctement. Les Lakers déroulent ensuite leur système, mais Gary Payton ne trouve aucune ouverture sur la remise en jeu. Phil Jackson utilise alors un autre temps-mort. Tout le monde s’attend à une passe lobée pour Shaq, mais Rasho Nesterovic le couvre bien en défense. Idem pour Kobe Bryant repoussé par une prise à deux de Brown et Horry. Il ne reste alors plus que Derek Fisher. Relégué sur le banc par l’arrivée de Payton au début de saison, le triple champion NBA capte le ballon, se retourne et tente un tir désespéré contesté par Manu Ginobili qui finit sa course dans le filet, plongeant toute une salle dans l’incompréhension la plus totale.

Fisher file à toutes enjambées au vestiaire, « pour tenter de grimper dans l’avion avant que les arbitres n’arrivent à la table de marque » d’après Al Michaels qui commentait le match pour ABC. « En direct, il avait l’air valable » ajoute Doc Rivers. « Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça » ajoutera-t-il. Les arbitres ne tarderont pas à confirmer l’impression visuelle avec les images du ralenti. Le panier est validé et les Lakers prennent un l’avantage dans la série 3-2. « Un tir chanceux en méritait un second » assénera Shaq au micro de Michelle Tafoya, en référence à l’improbable fadeaway de Duncan.

11 ans plus tard, les mêmes questions subsistent et subsisteront sans doute pour l’éternité. Est-il possible d’effectuer un catch-and-shoot à la vitesse de l’éclair en seulement 4 dixièmes de secondes ? Apparemment, oui. Quelques études scientifiques l’auraient prouvé. Est-ce que le chronomètre ne s’est pas déclenché quelques instants trop tard dans ce cas précis ? Peut-être que oui. Les images semblent l’attester même s’il est impossible de l’affirmer. Aujourd’hui encore, ce tir de Derek Fisher est une des actions d’éclat les plus incroyables de l’histoire de la ligue. Cela restera comme le moment qui définit son immense carrière (pour un role-player comme lui), laissant aux oubliettes le tir précédent de Tim Duncan. Peut-être plus que le tir à 3pts de Ray Allen en 2013, celui de Derek Fisher en 2004 aura marqué les fans de San Antonio pour la vie.

Gregg Popovich tente de remonter le moral de ses troupes pour le match suivant en leur démontrant que les Dieux du basket ne sont pas responsables de cette ignoble défaite. Selon lui, les deux derniers tirs réussis par Tim Duncan étaient plus chanceux que celui du Fish. Ils l’écoutent d’une oreille distraite, mais ne s’en remettront jamais vraiment. Les Spurs ont perdu le match suivant probablement avant de l’avoir joué. Ils le perdront sur le parquet du Staples Center (76-88) après une nouvelle prestation très décevante offensivement (37 points marqués en deuxième mi-temps, dont seulement 13 au 3ème quart-temps, 3/24 à 3pts).

Passé le rêve des deux premières manches, les Spurs ont soudainement buté face à la défense retrouvée des hommes de Phil Jackson. Tony Parker a sombré (12.5pts à 31% et 16 balles perdues au total sur les quatre derniers matchs), rattrapé par sa jeunesse (22 ans seulement à l’époque), les shooteurs à 3pts n’ont jamais réglé la mire (8/28 pour Hedo Turkoglu sur la série, 2/12 pour Robert Horry en plus du 6/27 de TP) et Tim Duncan a subi de plein fouet les prises à 2 automatiques dès lors que les role-players n’assuraient plus leur part du travail, ne dominant que par séquences et perdant une multitude de ballons. Le champion en titre est éliminé et quitte les playoffs par la petite porte.

 

Le verdict

On ne peut s’empêcher de penser que les Spurs ont vraiment raté le coche cette saison-là. Malgré les difficultés (relatives) de la saison régulière, l’équipe avait trouvé un bon rythme en fin de saison, au meilleur moment. Mais dans un scénario très similaire à celui qui se produira en 2012, les Spurs n’ont jamais su se remettre de la fin de leur série de victoires en playoffs. Et pourtant, cette élimination n’a peut-être tenu qu’à un tir. Qui aurait sans doute du être refusé si le préposé au chronomètre ne s’était pas endormi sur son bouton (avis très subjectif, on le concède volontiers).

Le parcours final des Lakers après cette série laisse encore plus de regrets. Même si Kevin Garnett jouait le meilleur basket de sa carrière, Minnesota n’était sans doute pas de taille pour des Spurs plus expérimentés en finale de conférence. Et la saison 2005 aura montré que les hommes de Gregg Popovich auraient posé beaucoup plus de problèmes aux Pistons en Finale NBA. L’entêtement de Kobe Bryant qui poussera Shaq à réclamer un échange, ainsi que la blessure de Karl Malone au plus mauvais moment étaient de trop pour des Lakers en bout de course. Quel résultat aurait donné une éventuelle finale Spurs/Pistons ? On vous laisse le soin d’en juger.

  • jp

    la défaite la plus douloureuse que j’ai vécue en direct sur DSF chez mon pote….je n’ai toujours pas vu le game 6 des finales 2014 pour comparer l’incomparable étant dans l’avion de retour de san antonio ^^