Gregg Popovich nommé head coach de Team USA à partir de 2017

Ron Hoskins/NBAE via Getty Images

On savait depuis quelques semaines que Mike Krzyzewski allait passer la main. A la tête de la sélection américaine depuis maintenant 9 ans, le technicien de Duke a annoncé que la campagne olympique de Rio serait sa dernière. Alors USA Basketball et son patron Jerry Colangelo ont cherché celui qui pourrait être son successeur et un seul nom s’est rapidement imposé aux yeux de tout le monde : Gregg Popovich.

Dès le mois de mars, Colangelo et Pop ont été en contact. Premier objectif pour le boss de Team USA, savoir si le légendaire coach des Spurs pourrait travailler avec lui après une longue période de tensions, racontées par Adrian Wojnarowski sur Yahoo! Sports. Entretenue de la rivalité entre Spurs et Suns au milieu des années 2000 (Colangelo fut general manager puis propriétaire des Suns de 1968 à 2004), mais surtout née des déclarations publiques de Colangelo après avoir nommé Krzyzewski à la place de Pop qui convoitait déjà le poste en 2005. Colangelo avait questionné la motivation de Pop après l’expérience douloureuse des Jeux olympiques d’Athènes (Pop était un des assistants de Larry Brown) ce que ce dernier ne lui avait jamais vraiment pardonné. Lorsqu’il fut clair qu’un coach NBA allait prendre la succession de Coach K (Colangelo ne voulait pas d’autre technicien NCAA par loyauté envers Krzyzewski), le poste était promis à Pop s’il le désirait vraiment.

Spectateur avisé du basket international, homme très respecté parmi les joueurs NBA qui ne ratent jamais la moindre occasion de lui rendre hommage, Gregg Popovich était l’homme idéal pour continuer le formidable travail de réhabilitation orchestré par USA Basketball depuis les fiascos de 2002 et 2004. Deux échecs que Gregg Popovich connait sur le bout des doigts pour avoir été l’assistant d’un head coach lors des deux compétitions en question (championnat du Monde 2002 et JO 2004). Il aura l’occasion de prendre sa revanche plusieurs années plus tard, lui qui parlait pourtant de retraite il n’y a pas si longtemps.

Mais Gregg Popovich est un compétiteur-né, qui a besoin de challenge pour avancer. LaMarcus Aldridge est arrivé aux Spurs cet été, assurant la relève d’une ère qui était doucement en train de se terminer. Tous les joueurs sont formels, sa motivation en a été décuplé. Il se voit maintenant offrir une opportunité à laquelle il avait toujours rêvé, acceptant sans sourciller de cumuler les deux jobs. « Je ne suis pas encore prêt à planter des tomates tous les jours » a déclaré celui qui raconte souvent qu’il s’ennuie assez rapidement durant l’été. Nul doute qu’il n’aura plus vraiment le temps de s’ennuyer désormais, mais qu’il aura surtout l’occasion de faire ce qu’il aime par-dessus tout douze mois par an.

Photo : Ron Hoskins/NBAE via Getty Images