Les Coachs

doug moe

Doug Moe (1976-1980 / 177 victoires et 135 défaites ; 57%)

Arrivé au moment de la fusion ABA-NBA, Moe fut engagé pour prendre en mains les Spurs qui avaient néanmoins conservé la grande majorité de leur effectif ABA. Il allait rapidement rapidement installé un jeu très enlevé, basé sur l’attaque, incarné par la star de l’époque George Gervin. Il emmènera l’équipe en finale de conférence Est en 1979, mais sera coupé durant la saison suivante pour n’avoir pu confirmer ces bons résultats.

 

Bob Bass (1980, 1984 et 1992 / 60 victoires et 51 défaites ; 54%)

Head coach de l’équipe durant deux saisons en ABA, Bass était general manager de l’équipe quand il dut effectuer un premier intérim après avoir coupé Doug Moe le 1er mars 1980. Il en effectuera deux autres : en 1984 après le renvoi de Morris McHone et en 1992 après celui de Larry Brown. Il quittera son poste au sein du front office en 1994, remplacé par Gregg Popovich, non sans avoir remporté un trophée de dirigeant de l’année en 1990.

 

Stan Albeck (1980-1983 / 153 victoires et 93 défaites ; 62%)

Nommé en 1980, Albeck effectuera trois saisons convaincantes mais quittera son poste de lui-même pour aller chez les Nets du New Jersey. Son bilan restera bon, malgré plusieurs changements d’effectif importants au cours de son passage.

 

Morris McHone (1983 / 11 victoires et 20 défaites : 36%)

Prom suite au départ d’Albeck, McHone ne passera pas l’hiver après un début de saison raté (6 victoires et 12 défaites) et sera remplacé par Bass. Il avait été plusieurs saisons durant l’assistant d’Albeck sur le banc des Spurs.

 

Cotton Fitzsimmons (1984-1986 / 76 victoires et 88 défaites ; 46%)

Appelé à la barre pour reconstruire l’équipe, il ne laissera pas un souvenir impérissable, malgré des débuts très prometteurs (5 victoires en 6 matchs). Il restera tout de même deux saisons complètes, sans réussir dans la mission qui lui avait été confiée. Il est coupé à l’issue de la saison 1985-1986.

 

Bob Weiss (1986-1988 / 59 victoires et 105 défaites ; 36%)

Les Spurs cherchent la bonne carburation dans cette seconde moitié des années 80 et offrent à Bob Weiss la possibilité de faire revenir l’équipe sur le devant de la scène. Une expérience qui sera un échec, les Spurs enregistrant un des pires bilans de la ligue en 1987 (seulement 28 victoires) qui débouchera tout de même sur la draft de David Robinson. Mais ce dernier devant satisfaire à son service militaire au sein de la Navy, il n’allait pas rejoindre l’équipe immédiatement. La saison suivante sera donc tout aussi difficile, malgré une qualification inespérée en playoffs (31 victoires seulement), et Weiss n’y survivra pas.

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Larry Brown (1988-1992 / 153 victoires et 131 défaites ; 54%)

Toujours sans Robinson (et donc sans grands espoirs), les Spurs engagent Larry Brown, tout auréolé du titre de champion NCAA avec Kansas. Dans ses bagages se trouvent deux assistants qui allaient devenir les deux principaux architectes du succès des Spurs : Gregg Popovich et R.C. Buford. Mais l’équipe est décimée par les blessures, et sombre dans les profondeurs du classement (21 victoires et 61 défaites) durant sa première saison. Les Spurs lui maintiennent toutefois leur confiance avec raison. L’arrivée de David Robinson dans la raquette ainsi qu’un renouvellement considérable de l’effectif relancent totalement la franchise. Les Spurs remportent 56 matchs, signant le plus gros progrès d’une saison sur l’autre jamais enregistré en NBA à l’époque. Bien installés dans la conférence Ouest, les Spurs ne parviennent toutefois pas à être performants en playoffs et Brown finira par viré de son poste (à sa demande, après une prise de bec avec Red McCombs, propriétaire de l’équipe) durant la saison 1991-1992, impliquant le troisième bref intérim de Bob Bass.

 

Jerry Tarkanian (1992 / 9 victoires et 11 défaites ; 45%)

Après l’expérience Brown qui aura plutôt été réussie malgré une fin douloureuse, les Spurs vont de nouveau piocher dans le réservoir NCAA pour trouver son successeur. Légendaire coach d’UNLV, Tarkanian se décida à faire le grand saut vers la NBA mais l’expérience sera de courte durée. Entré rapidement en conflit avec le propriétaire Red McCombs (décidément peu en phase avec ses coachs), il sera démis de ses fonctions au bout de seulement 20 matchs, sans avoir pu prouver quoique ce soit.

 

Rex Hughes (1992 / 1 victoire et 0 défaite ; 100%)

Sans doute l’un des coachs les plus victorieux de l’histoire de la NBA. En effet, durant cette étrange saison 1992-1993, Hughes effectuera un court d’intérim d’un seul match qu’il remporta face Dallas 122-101, grâce notamment aux 41 points de Sean Elliott (son record en carrière).

 

John Lucas (1992-1994 / 94 victoires et 49 défaites ; 66%)

Rapidement nommé après l’intérim de Hughes, John Lucas allait redonner des couleurs à l’équipe en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Les Spurs allaient en effet remporter 16 de leurs 18 matchs suivants. Mais tout en s’imposant parmi les équipes qui comptent à l’Ouest, les Spurs ne parviennent pas à confirmer en playoffs, malgré un renfort important en la personne de Dennis Rodman avant la saison 1993-1994. John Lucas quittera finalement son poste à l’issue de cette saison 1994, acceptant le poste de coach et de general manager des Philadelphia 76ers. Il reste à ce jour le seul coach des Spurs à avoir également joué pour la franchise.

 

Bob Hill (1994-1996 / 124 victoires et 58 défaites ; 68%)

Hill restera deux saisons et demi à la barre, pour un bilan très contrasté. C’est lui qui dirigea les Spurs au meilleur bilan de la ligue en 1995 (62 victoires), mais l’équipe buta sur Hakeem Olajuwon et les Houston Rockets en finale de conférence Ouest, laissant un goût d’inachevé et quelques tensions dans le groupe. Dennis Rodman fut par exemple prié d’aller voir ailleurs. Sa deuxième saison se déroulera sans histoire, mais aussi sans grand succès (élimination au second tour des playoffs par Utah). Et la situation n’allait pas s’arranger suite aux blessures de David Robinson et Sean Elliott à l’automne suivant. Le début de saison 1996-1997 est catastrophique (3 victoires et 15 défaites) et Gregg Popovich prit la décision de se séparer de son coach, une décision très contestée par les fans, Hill étant très apprécié. Le coach lui-même n’a pas digéré son renvoi qu’il trouvait prématuré.

 

Gregg Popovich (1996- ? / 967 victoires et 443 défaites ; 69%)

C’est dans un contexte très difficile que commença le règne de Pop à la tête de l’équipe. Novice à cette position et remplaçant un personnage populaire, il allait subir (comme tout le monde) la fin de saison 1997 avant de recevoir en cadeau Tim Duncan pour densifier son roster. Les Spurs retrouvent leur place parmi les meilleures équipes de la ligue mais sans convaincre. Pop passera même tout près du renvoi au début de la saison 1998-1999 écourtée par le lock-out, après un démarrage poussif (6 victoires et 8 défaites). Une anomalie rapidement corrigée par des Spurs peut-être plus forts que jamais. Dans une NBA qui se cherche après la retraite de Michael Jordan, les Texans domineront la fin de saison et les playoffs, remportant le premier titre de l’histoire. Désormais bien installé, Gregg Popovich gagnera au fil du temps son statut de cador du coaching avec de nouveaux titres en 2003, 2005 et 2007. Il s’adaptera ensuite à l’évolution du basket en NBA et celui de son équipe en laissant plus de libertés offensives à ses joueurs. Trois fois élu coach de l’année (2003, 2012 et 2014), Gregg Popovich est désormais considéré comme un des brillants coach de l’histoire de la NBA.

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